Compagnie de la Nouvelle-France ou des Cents Associés

En 1627 en France CHAMPLAIN présente un mémoire dans lequel il plaide les besoins de la Nouvelle-France et les Jésuites multiplient les griefs contre les de CAEN, plus intéressés

au commerce des fourrures qu’à l’évangélisation et à la colonisation. Richelieu, qui projetait depuis quelque temps déjà de former une puissante société de colonisation, en profite

alors pour évincer les huguenots. Il abolit la Compagnie de Caen et la remplace par la Compagnie de la Nouvelle-France ou des Cent-Associés.

De nouveaux espoirs pour la colonisation étaient alors permis mais la France et l’Angleterre entrent en guerre. De plus à Londres des marchands forment une compagnie avec celle

de sir William ALEXANDER, la Company Merchants of Adventurers to Canada, pour le commerce et la colonisation des bords du St-Laurent.

Un très, très long hiver

En 1627 CHAMPLAIN écrit que l'hiver 1626-1627 fut l'un des plus longs qu'il ait vu en ce pays. Commencé plutôt qu'à l'accoutumée le 21 novembre, ce jour-là le fleuve avait

charrier quelques petites glaces, il dura alors jusqu'à la fin d'avril. À la fin de l'hiver il y avait quatre pieds et demi de neige au sol à Québec et huit à Miscou dans le golfe Saint-Laurent.

*********

Sources : Canada-Québec, synthèse historique, pages 58-66. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Histoire de la Nouvelle-France. vol. 2, pages 42-47. Trudel, Marcel; Oeuvres 

de Champlain, tome V, pages 1116, 1117.

1627

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

456

« navire de Kirke »

 

David KIRKE

 

Merchants Adventurers of Canada dont Sir William ALEXANDER, Jarvis KIRKE et ses fils, William BERKLEY, John LOVE et autres

Angleterre

Port-Royal (Acadie)

 

457

1627-2e

       

France

Qc 30 mai, dép nov

 

458

« navire de Caen »

 

 

Émery de CAEN

idem

idem

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

456

En 1624 le roi Jacques1er renouvelle la concession de Sir William ALEXANDER en l’étendant de façon considérable encore plus vers le nord. En 1627 ayant maintenant les fonds nécessaires Sir William ALEXANDER envoie son fils comme gouverneur de la Nouvelle-Écosse avec des immigrants. David KIRKE les mène et revient en Angleterre pour un renforcement.

Canada-Québec; Synthèse historique : 48

RJ, 4 : 270 note 46

457

Passagers départ :

(p-ê dans ce navire)

- * LALEMANT, Charles

En 1627 à Honfleur, le navire (p-ê ce navire) devant transporter à Québec une cargaison de vivres à expédier par le Jésuite Philippe NOYROT, est saisi par Guillaume de CAEN et Raymond de La RALDE.

Arrivée du navire à Québec le 30 mai et départ pour la France en novembre 1627 avec le Jésuite Charles LALEMANT qui embarque à bord.

Le cardinal Richelieu a fondé  au printemps 1627 une nouvelle compagnie, la Compagnie des Cent-Associés, pour évincer la Compagnie de Caen intéressée au seul profit, selon les Jésuites et les Récollets, et non à la colonisation. Leurs  navires sont encore autorisés pour cette année.

DBC, 533 in web Pionniers
HCF, 2 : 23, 33

458

Passagers arrivée ;

- CAEN (de), Émery

Passagers départ :

- CAEN (de), Émery

(prob. dans ce navire)

- * DESTOUCHE, sieur,

Émery de CAEN est à bord du navire qui vient à Québec en 1627. Il n'est que de passage et repart pour la France en novembre 1627. Le sieur DESTOUCHE, qui a hiverné à Québec, repasse en France en 1627 probablement dans ce navire.

HCF, 2 : 23, 33

                                           autres gens de mer et passagers de 1627                 émigrants de 1627

La flotte française capturée et Écossais à Port-Royal

En 1628 la Compagnie de la Nouvelle-France envoie une flotte commandée par ROQUEMONT mais aucun navire de guerre ne la protège. Les frères KIRKE au service de la

compagnie anglaise Merchants Adventurers of Canada capturent les navires vers l’île de St-Barnabé (en face de Rimouski) après une longue bataille. Québec ne fut pas prise mais

l'hiver sans vivres sera dur.

En plus de la flotte française les Écossais s’emparent de Miscou, poste de pêcheur, de Port-Royal et de Pentagouët. Cette année-là ils n’amènent pas d’immigrants mais en 1629

plusieurs viendront notamment avec sir James STEWART qui établit le poste de la Baleine dans l’île du Cap-Breton.

*********

Sources : Canada-Québec, synthèse historique, page 58-66. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Histoire de la Nouvelle-France. vol. 2, pages 42-47. Trudel, Marcel

1628

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

459

« navire de Thomas Kirke »

 

Thomas KIRKE

 

Merchants Adventurers

of Canada

Angleterre

Tadoussac 18 jun

 

460

« navire de Kewis Kirke »

 

Lewis KIRKE

 

idem

idem

idem

 

461

« navire de David Kirke »

 

David KIRKE

 

idem

idem

idem

 

462

« navire de Roquemont »

 

Claude ROQUEMONT de Brisson

 

Émery de CAEN pour la Cie des Cent-associés

Dieppe dép avr

Québec, pris par les KIRKE 18 jun

 

463

« navire de Desdames »

 

Thierry DESDAMES

 

idem

Dieppe

Qc,échappé aux Anglais

France

464

« navire de LaRalde »

 

Raymond de LaRALDE

 

idem

idem

Québec, pris par les KIRKE 18 jun

 

465

« autre navire de Caen »

     

Émery de CAEN

idem

idem

 

466

« petit navire des Jésuites »

     
Philibert NOYROT, pour les Jésuites

idem

Québec

France

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

459

 

En 1627 une compagnie anglaise Merchants Adventurers of Canada est fondée pour coloniser la vallée et le golfe du St-Laurent. C’est en son nom qu’une flotte anglaise de trois navires arrive dans le St-Laurent et capture 18 vaisseaux français et en brûle une dizaine avant de rentrer avec huit navires surchargés sans prendre Québec.

HCF, 2 : 36, 37, 47
Hist. Canada, Sagard : 832-852
HNF, 2 : 30, 32
Monumental Novae Francia : 32-36
Oeuvres de Champlain, V : 273-285
RJ, 4 : 255, note 20; 9 : 313, note 40

460

 

idem

idem

461

 

idem

idem

462

Passagers arrivée :
-
BOURSIER, Daniel

- GIRARD de Binville, François

- LALEMANT, Charles
-
RAGUENEAU,  François

- un autre Récollet

Départ le 28 avril 1628 de Dieppe de la flotte commandée par Claude ROQUEMONT de Brison, un des fondateurs de la nouvelle Compagnie des Cent-Associés, comprenant soit quatre (1) ou sept (2) navires ayant à leur bord 400 personnes, dont un bon nombre de colons de Normandie, aussi un gentilhomme de Paris, Le FAUCHEUR, sa femme et leurs cinq enfants, Robert GIFFARD, Raymond de La RALDE et Claude de SAINT-ÉTIENNE de la Tour. AMANTACHA, un jeune Huron, revenant au pays en 1628, est dans l'un de ces navires. Il sera capturé par les Anglais. Les Jésuites François RAGUENEAU et Charles LALEMANT, et les Récollets Daniel BOURSIER et François GIRARD de Binville qui effectuent la traversée à bord du navire de ROQUEMONT, parlent du 8 mai 1628 comme date de départ de Dieppe.

Tout de suite la flotte échappe à une forte tempête puis à deux vaisseaux rochelais. Une traversée d'un mois et demi  puis c’est la jetée de l'ancre à Gaspé où l’on apprend la présence d'une flotte anglaise à Tadoussac. Thierry DESDAMES alla jusqu'à Québec avertir CHAMPLAIN de la venue de la flotte qui remontait le fleuve à la faveur de la brume mais il avait entendu « vers l'île St-Barnabé (en face de Rimouski) des coups de canons », la bataille était engagée. « De part et d'autre on tira plus de douze cents volées de canon ». Après une lutte de plus de quatorze heures ROQUEMONT de Brisson est blessé et les Français se rendent. S’engageant à respecter les religieux, ainsi que l'honneur des femmes et des filles les KIRKE permettent à deux vaisseaux , munis de vivres de ramener les équipages en France. La cargaison est confisquée et sont retenus prisonniers pour en tirer rançon ROQUEMONT de Brisson, de LaRALDE, les capitaines, les missionnaires et les principaux Français. Les Anglais préfèrent relâcher les Récollets ainsi que les colons (dont GIFFARD) mais après une pénible traversée, ceux-ci doivent en face des côtes d'Espagne abandonner leur navire pour échapper aux Turcs. Le père Charles LALEMANT est expédié en Belgique (probablement dans le deuxième navire français) d’où il regagne la France. Les frères KIRKE rentrent en Angleterre avec huit navires surchargés, ils en avaient capturés en tout 18 navires - dont des navires de pêche - ils en brûlèrent une dizaine, ne pouvant tout emmener.

DCB dit que le 18 juin (3) l’attaque des KIRKE a lieu puis mentionne que le 8 juillet (4) les KIRKE interceptent les quatre navires envoyés par la Compagnie de la Nouvelle-France.

DBC, 1: 201 (4), 423, 533 (1), 574, 592-593 (3) in web Pionniers
HCF, 2 : 36 (2), 37, 39, 47
Hist. Canada, Sagard : 832-852
HNF, 2 : 30, 32

463

 

Un des sept navires de la flotte, commandée par Claude ROQUEMONT de Brisson, dirigé par Thierry DESDAMES qui parvint à atteindre Québec pour avertir CHAMPLAIN de la venue de la flotte mais en vain : les KIRKE la capturent. Il réussit à s’échapper de justesse aux vaisseaux des frères KIRKE au retour.

HCF, 2 : 36, 37, 47
Hist. Canada, Sagard : 832-852
HNF, 2 : 30, 32
Monumental Novae Francia : 32-36
Oeuvres de Champlain, V: 273-285
RJ, 4 : 255, note 20; 9 : 313, note 40 ; 12 : 275 note 26

464

 

Un des sept navires de la flotte, commandée par Claude ROQUEMONT de Brisson, dirigé par Raymond de La RALDE, catholique, lieutenant de CAEN qui à l’été 1628 captura plusieurs vaisseaux de pêche anglais lors de fréquentes attaques mais il a perdu lors de l’une d’elles, 67 de ses hommes, faits prisonniers. Un rapport de cette affaire est fait dans des lettres de Lord Baltimore à Charles 1er et au Duc de Buckingham. Même hostile aux Jésuites il devint le successeur de CAEN. Il est rappelé en France en 1633.

HCF, 2 : 36, 37, 47
Hist. Canada, Sagard : 832-852
HNF, 2: 30, 32
Monumental Novae Francia : 32-36
Oeuvres de Champlain, V : 273-285
RJ, 4 : 255, note 20; 9 : 313, note 40
English Colonial Papers, 4 : 56-57 in RJ, 5 : 278

465

 

Un des sept navires de la flotte commandée par Claude ROQUEMONT de Brisson, dont on ignore le nom du capitaine.

HCF, 2 : 36, 37, 47
Hist. Canada, Sagard : 832-852
HNF, 2 : 30, 32
Monumental Novae Francia : 32-36
Oeuvres de Champlain, V : 273-285
RJ, 4 : 255, note 20; 9 : 313, note 40

466

Passager arrivée :
-
NOYROT, Philibert

 

« Petit navire affrété par le jésuite Philibert NOYROT », procureur des missions de la Nouvelle-France qui se joint à la flotte de ROQUEMONT en avril au départ de Dieppe. Il put s'échapper lors de la bataille avec les KIRKE et rentrer en France.

idem


                                            immigrants de 1628


1629

Prise de Québec

par les KIRKE


Québec, prise en temps de paix, n'est pas remise à cause d'une dot impayée

CHAMPLAIN pour soulager Québec affamée envoie 20 à 30 personnes sur la Coquine à Gaspé. La barque est capturée par les KIRKE qui s’emparent de Québec le 19 juillet 1629

malgré le traité de Suse, signé en avril 1629 mettant fin à la guerre entre la France et l'Angleterre. Le roi d'Angleterre Jacques 1er retarde les pourparlers et, avant de rendre la

Nouvelle-France, exige de Louis XIII le paiement du douaire promit à sa femme, Henriette Marie (sœur du roi de France), pour leur mariage célébré en 1625. L'Acadie et le

Canada ne reviendront à la France qu'en 1632 avec le traité de Saint-Germain-en-Laye.

*********

Sources : Canada-Québec, synthèse historique, page 58-66. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Histoire de la Nouvelle-France. vol. 2,

pages 42-47. Trudel, Marcel

1629

No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

467

« navire de James Stewart »

 

   

Angleterre

Port-aux-Baleines (Cap-Breton)

468

La Coquine

 

Eustache BOULLÉ

   

Qc dép vers 26 jun

Gaspé

Capturée

469

Le Abigaile Admirall

 

Thomas KIRKE

   

Angleterre

Québec 19 jul

 

470

Le Charitie Vice Admirall

 

Lewis KIRKE

   

idem

idem

 

471

Le Elisabeth The Reare Admirall

 

David KIRKE

   

idem

Tadoussac

 

472

L'Hélène

 

Émery de CAEN

   

Dieppe dép 17 mar

Québec, pris par les Kirke 30 jul

dans le St-Laurent près La Malbaie

 

473

Le Rossignol

       

idem

Québec, resté à Gaspé

 

474

La Claude
       

idem

idem

 

475

« navire pêcheur basque »

       

Pays basque

Cap-Breton d. 6 oct.,naufragé près  St-Sébastian (Esp.) 12 (ou 14) nov

 

476

« petit navire des Jésuites »

     

Philibert NOYROT

Dieppe dép. 22 avr, LR 26 jun

Nouvelle-France, naufragé au détroit de Canseau 24 aoû

 

477

Le Grand Saint-André

 

Charles DANIEL

 

idem

Fort-Ste-Anne (Cap-Breton) 28 aoû, dép 5 nov sans atteindre Qc

 

478

Le Louis
 

Vincent BONENFANT

 

J. TUFFET,

pour Cie des Cent-Associés

idem

idem

 

479

La Marguerite

     

Cie des Cent-Associés

idem

idem

 

480

« 4e navire de Charles Daniel »

     

Cie des Cent-Associés

idem

idem

 

481

« flotte de Rasilly »

 

Isaac de RAZILLY

   

La Rochelle

Nlle-France, détourné Maroc 24 avr

 
 

No

Membres d'équipage

et passagers

Observations diverses

Sources

467

Tôt en 1629 Sir James STEWARD achète une concession de terre au Cap-Breton de Sir William ALEXANDER. Il amène tout de suite une colonie à Port-aux-Baleines, près de Louisbourg, au Cap-Breton.

RJ, 4 : 270, note 46

468

Passagers départ :

- FOUCHER, ...

- FROIDEMOUCHE, ...

Eustache BOULÉ commande la barque la Coquine. Pour soulager Québec CHAMPLAIN lui a confié le 26 juin la mission d'emmener 20 ou 30 personnes, dont deux femmes et quatre enfants, avec une centaine de robes de castor pour acheter des vivres aux Amérindiens à Gaspé et de là tenter de passer en France en joignant des navires. À bord se trouvent FOUCHER et FROIDEMOUCHE, ce dernier, un des Français envoyés de La Malbaie à Québec par Émery de CAEN. BOULÉ doit aussi rendu en France exposer la situation critique de la colonie aux autorités et ramener des secours mais la barque est capturée par les Anglais et Eustache BOULLÉ est rapatrié en France après la capitulation de Québec le 19 juillet.

DGFQ : 434

Eustache BOULE in web DBC

469

 

Navire amiral de la flotte des frères KIRKE qui s'empare de Québec le 19 juillet 1629.

Breton, capitaine de navire, « ce bon marinier anglais » a bien traité les Jésuites au retour du Canada en 1629 lors de la prise de Québec. Il était probablement capitaine de navire d'un des trois vaisseaux de la flotte des frères KIRKE. Il a fait un autre voyage à Québec en 1630.

DGFC, 1 : 88
web Éric Fortier

470

 

Navire vice amiral de la flotte des frères KIRKE qui s'empare de Québec. Lewis KIRKE, qui commande ce navire, reçoit en juillet 1629 des mains d’Olivier TARDIF les clefs de l’habitation de Québec.

Olivier LETARDIF in web DBC

web Éric Fortier

471

 

Navire dit The Reare Admirall de la flotte des frères KIRKE qui s'empare de Québec

idem

472

Membres d'équipage :
-
COUILLART de L'ESPINAY, Jacques
- DESBARRES, David

- DESCAMBOURS, Jean

- DESPERT, Lazare

- LINTEAU, David

Passagers arrivée et départ :

(prob. dans ce navire)

- * CHAMPLAIN (de), Samuel

Parti de Dieppe le 17 mars 1629 Émery de CAEN dirige le navire l'Hélène avec en plus 3 pataches : dont la Claude et le Rossignol. Jacques de L'ESPINAY est son lieutenant. Parmi les membres d'équipage de l'Hélène il y a trois soldats de Rouen : Lazare DESPERT, David DESBARRES, David LINTEAU ainsi que Jean DESCAMBOURS. Une tempête force les navires de relâcher à la Rochelle, où les réparations coûtent à de CAEN près de 3 000L. Une des pataches est laissée à La Rochelle et c'est avec beaucoup de retard qu'ils arrivent à Gaspé. Ignorant la capitulation de Québec, de CAEN remonte le fleuve avec un seul navire et à la faveur de la brume passe en face de Tadoussac où sont les KIRKE mais elle le fait échouer à l’Île Rouge. Se dégageant il est découvert par David KIRKE, c'est alors l'échange de coups de canon et l'abordage mais les matelots huguenots refusent de lutter contre leurs coreligionnaires. Quoique la paix soit signée en Europe les Anglais se comportent comme si l'état de guerre durait encore, CHAMPLAIN alors, comme otage, intervient et de CAEN se soumet. Les habitants de Québec s'embarquent pour la France probablement dans ce navire.

HNF, 2 : 42
RJ, 4 : 270 note 46

473

 

Patache restée à Gaspé elle a probablement été prise par les KIRKE. 

HNF, 2 : 42

474

 

Patache restée à Gaspé on ignore ce qu'est devenue la Claude.

idem

475

Passagers départ :
-
LALEMANT, Charles

« Navire pêcheur basque » à la pêche qui recueille le père Charles LALEMANT, ce dernier raconte le naufrage de la barque des Jésuites à Canseau dans une lettre du 22 novembre 1629 au R. P. Supérieur à Paris « ... rescapé par un vaisseau basque à la pêche, restant pour le reste d'août et septembre avec eux… Laissant la côte le 6 octobre; nous fîment un second naufrage le 40e jour du départ près du port de St-Sébastien après avoir enduré de furieuses tempêtes, le bâteau se rompit en mille miettes, toute la morue perdue, où je partis il y a 8 jours et arrivé à Bourdevas proche de Bordeaux, le 20 de ce mois ».

RJ, 4 : 234

476

Passagers arrivée :

- LALEMANT, Charles

- MALO, Louis

- NOYROT, Philibert

- VIEUXPONT (de), Alexandre

- VIMONT, Barthélemy

- deux neveux de NOYROT

- quatre autres Jésuites sont

rescapés

Une barque de 24 personnes accompagne le convoi de Charles DANIEL c’est le « petit navire des Jésuites » où s'embarque les pères Philibert NOYROT, Charles LALEMANT, Alexandre de VIEUXPONT , le frère Louis MALOT et deux neveux de NOYORT.

Le père NOYROT et le frère MAROT périssent dans les vagues lors du naufrage de la barque des Jésuites à Canseau. Rescapés le père VIEUXPONT joint le père VIMONT à Grand-Chibou tandis que le pèreCharles LALEMANT retourne en France dans un bâteau mais le pauvre refait un deuxième naufrage. Il décrit son naufrage dans une lettre datée du 22 novembre 1629 au R. P. Supérieur à Paris : « naufrage après 26 jours de leur départ aux îles Canseau le jour de St-Barthélemy (24 août). Mort du R. P. NOYROT et notre frère Louis MALOT. De 24 que nous étions dans la barque 10 seulement s'échappèrent. Rescapés 2 neveux du P. NOYROT, sept autres (Jésuites) sans nouvelles. Rescapé le P. de VIEUXPONT, rescapé (LALEMANT qui écrit la lettre) par un vaisseau basque à la pêche … ». (1)

HCF, 2 : 44
HCF, 3 : 42 ; 4: 131
HNF, 2 : 42-43
DGFQ : 759

RJ, 4 : 234 (1), 255 note 20, 270

477

Passagers départ :

- ALCHILTREE, Lord,

- 20 prisonniers écossais

La flotte commandée par Charles DANIEL part de Dieppe le 22 avril . Il y a quatre navires : le Grand Saint-André, la Marguerite, le Louis et le « petit navire des Jésuites ». Le père Barthélemy VIMONT s'embarque avec le capitaine DANIEL. Après une attente en vain de quarante jours à La Rochelle que la flotte de RASILLY apparaisse avec laquelle DANIEL voulait se joindre et on apprend qu'elle a été envoyée au Maroc. DANIEL reçoit enfin l'ordre de partir le 26 juin. La paix étant faite DANIEL tente de persuader les Anglais mais un de leurs navires le combat et il parvient à le relâcher à Terre-Neuve. Au Grand-Chibou au Cap-Breton où les quatre navires abordent le 28 août DANIEL apprend l'occupation de Québec. Désirant affirmer les droits des Cent-Associés et de protéger les pêcheries françaises il renonce à remonter le fleuve et à la place le 18 septembre il attaque l'Habitation des Écossais du Port-aux-Baleines où sont 80 personnes et leur fait tous évacuer les lieux. Plus au nord il fonde le fort Ste-Anne y laissant 40 hommes sous les ordres du sieur Claude (de Beauvais) et deux Jésuites : les pères VIEUXPONT et VIMONT. Il y fera la traite pendant quatre années. Le 5 novembre il reprend la mer en emmenant en France Lord ACHILTREE et 20 prisonniers. André MALAPART, soldat de Paris, a fait une relation de cette campagne de Charles DANIEL publiée en 1630 sur l'expulsion des Écossais du Cap- Breton  de même que CHAMPLAIN arrivé à Dieppe le 31 décembre 1629 et qui rencontre DANIEL.

DGAA (web)

HCF, 3 : 42; 4 : 131
HNF, 2 : 42-43
RJ, 4 : 270 note 46; 8 : 288, 311 note 65

478

 

Un des quatre navires de l'expédition de Charles DANIEL, commandé par Vincent BONENFANT, revint sans atteindre Québec.

HCF, 3 : 42
HCF, 4 : 131
HNF, 2 : 42-43
RJ, 4 : 270 note 46
RJ, 8 : 288

479

 

On ne sait quel navire les trois capitaines suivants commandaient : JOUBERT, BOULÉ et DESDAMES ? JOUBERT lui, de son côté, s'est rendu à Gaspé mais mis au courant des événements à Québec, il rentra en France en emmenant les passagers que BOULÉ devait emmené à Québec et aussi Thierry DESDAMES, mais son navire fit naufrage sur les côtes de Bretagne.

DGFC, 1: 243

HCF, 3 : 42
HCF, 4 : 131
HNF, 2 : 42-43
RJ, 4 : 270 note 46
RJ, 8 : 288

480

 

idem

idem

481

 

Isaac de RAZILLY, un des Cent-Associés, et après 1628 leur commandant, voit sa commission révoquée à la paix de Suse et le 24 avril 1629 il reçoit l'ordre d'appareiller avec sa flotte pour le Maroc. Charles DANIEL l'attend donc en vain à La Rochelle.

idem


                                      autres gens de mer et passagers de 1629                   émigrants de 1629


Flotte française décommandée

Les pourparlers pour la destitution de Québec étant retardés le roi de France charge le chevalier de MONTIGNY d’aller sur place pour augmenter la pression. Le roi d’Angleterre

s’inquiète et pour montrer sa bonne foi dans les négociations de paix Louis XIII décommande alors la flotte française.

Fort Lomeron au Cap de Sable, seule possession française en Nouvelle-France

Après la destruction de Port-Royal par Samuel ARGALL en 1613, Jean de BIENCOURT de Poutrincourt et ses hommes vivent un certain temps parmi les Indiens. Les

ravitaillements et renforts de France se faisant rares BIENCOURT et Charles de SAINT-ÉTIENNE de LaTour ne reconstruisent qu’en partie les bâtiments. Délaissant la

culture et la colonisation ils se livrent alors surtout à la traite des fourrures avec les nombreux navires venant sur les côtes de l’Acadie. À la mort de BIENCOURT en 1623,

LaTour lui succède au commande de la colonie. Il construit un poste fortifié au Cap de Sable, nommé fort Lomeron (ou Saint-Louis) en l’honneur de David LOMERON,

son représentant en France.

Lorsque la guerre éclate en 1627 entre la France et l’Angleterre LaTour écrit au roi Louis XIII et au cardinal de Richelieu qu’en tant qu’administrateur en Acadie, héritier de

BIENCOURT, il avait gardé l’Acadie à la France malgré son manque d’appui. Il a formé une troupe de Français et d’Indiens empêchant les Anglais de se livrer à la traite des

fourrures et à la pêche. Il demande des renforts et une commission en bonne et due forme l’autorisant à défendre ce territoire. La demande de ravitaillement est renvoyée à la

nouvelle Compagnie de la Nouvelle-France. Celle-ci envoie au printemps 1628 quatre navires, commandés par ROQUEMONT de Brisson. Ils seront capturés par les trois
navires de
David KIRKE. Après la chute de Québec en 1629 il ne reste plus aux Français en Nouvelle-France que le fort Lomeron.

En 1630 Claude de SAINT-ÉTIENNE de LaTour, le père de Charles, prisonnier des Anglais et qui a épousé leur cause, arrive au fort Lomeron. Il tente en vain de convaincre

son fils de s’allier aux Anglais en échange de généreuses concessions de terre en Nouvelle-Écosse. Il refuse catégoriquement. Alors son père avec ses hommes attaquent le fort et

l’assiègent 24 heures, mais en vain.

Peu après deux navires de la Compagnie de la Nouvelle-France arrivent avec des artisans, trois récollets et une recrue. Bernard MAROT, qui commande l’expédition, apporte 

des lettres de la Compagnie. LaTour est nommé un des associés. On lui envoie vivres, hommes et armes pour construire une habitation où il jugera le plus utile. Enfin la France

recommence à s’intéresser à l’Acadie.

*********

Sources : Canada-Québec, synthèse historique, page 58-66. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Dictionnaire biographique du Canada

 en ligne, Charles de SAINT-ÉTIENNE de La Tour in http://www.biographi.ca/FR/index.html; Histoire de la Nouvelle-France. vol. 2,

pages 42-47. Trudel, Marcel


1630


No

Navires

Tge

Maître

Proprio

Armateur

Provenance

Destination

Retour

482

« navire de Montigny »

 

Chevalier de MONTIGNY, amiral de la flotte

 

Le roi

 

France, mais n'est pas parti

Nouvelle-France

 

483

« navire de Saint-Clair »

 

Chevalier de SAINT-CLAIR (ou MONTECLAIR)

idem

 

idem

idem

 

484

« navire de Nest »

 

sieur de NEST, de Fécamp

idem

 

idem

idem

 

485

« navire de Lombards »

 

sieur de LOMBARDS

idem

 

idem

idem

 

486

« navire de Charles Daniel »

 

Charles DANIEL

idem

 

idem

idem

 

487

« navire d'Armand »

 

ARMAND

idem

 

idem

idem

 

488

« navire de William Alexander »

 

Sir WilliamALEXANDER,

de Stirling

 

Angleterre

Port-Royal (Nouvelle-Écosse)

 

489

« navire de Bernard Marot »

 

Bernard MAROT,

de St-Jean-de-Luz

 

J. TUFFET pour les Cent-Associés

Bordeaux

Fort St-Louis (Acadie)

 

490

« 2e navire de Bernard Marot »

 

 

idem

idem

idem

 

No

Membres d'équipage et passagers

Observations diverses

Sources

482

Passagers arrivée :

(voyage annulé)

- CHAMPLAIN (de), Samuel

Louis XIII charge le 14 avril 1630 le Chevalier de MONTIGNY, avec l’assistance de cinq capitaines, d’aller exiger la destitution de Québec et d’y laisser CHAMPLAIN. Informée l'Angleterre s'alarme et pour la rassurer le roi de France contremande ses ordres. La flotte de six navires ne vint donc pas.

HCF, 4 : 132-134
HNF : 47

483

 

Un des six navires de la flotte de MONTIGNY et qui n'est jamais parti de France.

idem

484

 

idem

idem

485

 

idem

idem

486

 

idem

idem

487

 

idem

idem

488

Passager arrivée :
- SAINT-ÉTIENNE (de),

sieur de LaTour,

Claude
- sa femme anglaise

Dans le navire s’embarque Claude de SAINT-ÉTIENNE de La Tour, avec sa femme anglaise. Venu à Québec avec la flotte de ROQUEMONT en 1628 il est fait prisonnier par les KIRKE et passe alors au service des Anglais. Le 30 novembre 1629 Sir ALEXANDER lui donne le titre de chevalier-baronnet et il devient ainsi lord de La Tour et de Vornace. En route pour Port-Royal, occupé par les Écossais, il s’arrête au Cap de Sable où il tente de convaincre son fils de remettre le fort à l’Angleterre. Devant le refus de son fils, les Anglais commencent un siège de 24 heures puis ils se retirent. Peu après LaTour quitte Port-Royal pour rejoindre son fils et s’installe au Cap de Sable où il meurt vers 1636.

HNF : 48

489

 

Le marchand Jean TUFFET fit partir de Bordeaux deux navires sous les ordres du Basque Jean MAROT : il emmenait au Cap de Sable chez La Tour (fils) « des ouvriers et artisans » avec trois Récollets. Le navire renvoyé en France avec seulement des lettres expliquant ce qui s'était passé en Acadie et réclamant une aide plus importante, partit vide, sans fourrures ni poissons, donc sans aucun profit pour la compagnie particulière.

C’est probablement l’un des deux navires de la flotte envoyée sous le commandement de Isaac de RAZILLY pour la recapture du Canada.

HNF : 47
RJ, 8 : 288

490

 

Le second des navires de Bernard MAROT qui s'attarda en Acadie « pour essayer à faire quelque chose pour payer le voyage ».

HNF : 47

                                  

                                                   émigrants de 1630


Code de couleur des navires

marchands français

royaux

cabotage

construits en Nouvelle-France

anglais

autres Européens

pêcheurs

en traite et/ou saisies

prises anglaises ou autres

aux Antilles et autres îles

à la baie d’Hudson et/ou au nord

corsaires, flibustiers et pirates

combats, captures et/ou mutineries

avaries, échouages, naufrages et tempêtes

maladies et/ou décès

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